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L’HOMME EST-IL COMME UN TRONC D’ARBRE SÉJOURNANT DANS L’EAU ?

Un adage bien populaire dit que « le séjour d’un tronc d’arbre dans la rivière ne le transforme pas en caïman ».

Sous le prisme du Panafricanisme, socle de l’Afrique Nouvelle, je voudrais me consacrer à l’analyse rapide de cet adage.

L’Afrique d’aujourd’hui que nous plaignons et que nous essayons de reconstruire est celle des divisions de tous genres. Des divisions souvent sans fondement, produit d’une grande inculture et d’une large immaturité qui se meuvent dans un fond de méfiance quasi généralisée.

Vous verrez des gens respectables dire :

  • les bétés, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les agnis, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les fons, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les batombous, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les bantous, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • les bamilékés, ils sont comme ceci, ils sont comme cela,
  • … , ils sont comme ceci, ils sont comme cela,

Africains Nouveaux, ne les écoutez plus, ils ne sont ni respectables ni respectés,

Ce sont eux qui nous engouffrent dans le mal,

Ils sont à craindre,

Ils sont à plaindre.

Posons-nous simplement quelques questions basiques :

  • Pourquoi et comment les habitants d’un village A peuvent t-ils conclure de ce que les habitants du village B sont tels ou tels, si au sein d’eux-mêmes ces habitants sont divisés et séparés par des frontières artificielles ? Vous entendrez ainsi dire dans le même village, ceux de la rive, ceux d’après le baobab, ceux de l’autre versant et que sais-je encore ?
  • Le jeune Ewé (évé) du Togo, né aux États Unis, d’un père togolais et d’une mère française serait donc d’où sociologiquement parlant ? Autrement dit, agira t-il comme un Togolais, un Américain ou un Français ?
  • Le Maxi né et vivant en milieu fon demeure t-il toujours maxi ?

Quand vous aurez répondu à toutes ces questions, nous conclurons ensemble que l’homme est le produit du milieu dans lequel il se meut. Nous conclurons que même si le séjour de l’homme dans un milieu ne change pas son nom, il modifie substantiellement son comportement.

A ce prix seulement nous pouvons avancer la main dans la main.

Halte donc à ceux qui font du stéréotype sans fondement !

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Published by Dr Oswald KPENGLA-S - PAN-AFRICANISME

Hymne à l’Afrique Nouvelle

Je ne suis pas de cette Afrique là,

Non, nous ne serons plus de cette Afrique des clivages Nord Sud,

Vous qui êtes épris de paix et de développement,

Venez-à moi donc,

Venez dans l’Afrique Nouvelle de la combinaison des idées, de la conjonction de nos pensées positives et de l’union de nos forces vives,

Venez dans cette Afrique en construction où nous sommes tous frères.

Ils s’empoisonnent d’opposition sordides et incultes,

Ils s’enveloppent d’ethnicité et de régionalisme,

Mais qui sait qui je suis,

Mais enfin, qui sait qui il est,

Mais dites moi donc qui sait d’où nous sommes ?

Ils veulent m’identifier par rapport à mon patronyme,

Oh maman, viens leur dire qui je suis,

Oh maman, sors-moi de cette convention qui me ronge,

Ici chacun porte le nom de son père, là-bas s’en est de même,

Mais maman, viens donc leur dire que tu ne portes pas le nom de ton époux mon père,

Maman viens dire halte à ceux qui, nous identifiant à nos noms nous massacrent et nous rangent,

Maman, tends leur la main pour les ramener dans cette Afrique Nouvelle que tu incarnes, dans l’oubli et l’abandon de toi,

Maman, mère d’Afrique, mère du monde,

Pourquoi, après neuf mois de douleur et de longues heures de travail ton nom n’est plus quasiment prononcé nulle part, si ce n’est lors des rituelles d’identification administrative[1],

Oubliant que je porte une partie de ton sang dans mes veines, tes propres frères me lynchent,

Ignorant que le sourire qui illumine mon visage est le symbole de ta présence, tes propres frères me repoussent dans l’abîme, et moi éternel orgueilleux je me meurs dans le silence.

Maman dis leur que nous sommes les mêmes du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest,

Oh Mère Afrique, dis à tes fils qu’ils sont les mêmes.

Ils m’ont pris pour un Bété alors que ma mère est Dioula,

Ils m’ont pris pour un Nordiste, alors que ma mère est du sud,

Ils me prennent pour un Goun alors que ma maman est Yoruba,

Oh Mère Afrique, dis à tes fils qu’ils sont les mêmes.

Triste sort, cruel destin, pourquoi Afrique tu meurs ?

Afrique, viens vivre dans l’Afrique Nouvelle,

Tes fils chéris t’ont construit une nouvelle demeure, pleine de joie et d’espérance,

Vous qui aimez l’Afrique, venez donc à nous, car de nous elle vit, l’Afrique Nouvelle.

Par mon seul nom, ils m’ont attribué un village, une ville, un pays et un parti ;

Mais suis-je de là ?

N’y a-t-il pas de Koffi, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo … ?

Par mon seul nom, ils m’ont attribué un parti politique,

N’y a-t-il que des « opposants » au Nord ?

Les aveugles disent que je suis « opposant » parce que je suis du Nord, alors que les myopes soutiennent que je suis « mouvancier » (bâtard néologisme),

Ils oublient que mon parti c’est l’Afrique Nouvelle ;

Et pourtant, je le leur ai dit ;

Frappés par une amnésie cruelle et mutante, difficile à guérir donc, ils ont fait l’école du colon en oubliant la Conférence de Berlin et ses conséquences,

Endoctrinés par leur instincts primitifs et obnubilés par leur cupidité, ils ont tous oublié que nous sommes les mêmes,

Arrêtons donc,

Arrêtons enfin car nous sommes les mêmes,

Relisons nos leçons d’histoire, et consacrons-nous à ce qu’elles contiennent de pure et de positif.

Les républiques d’Afrique n’ont jamais jusqu’à ce jour, pu créer une vraie nation et pourtant ils ont tous un passé commun,

D’une nation, on dirait même qu’ils ne veulent guère.

Au Bénin par exemple, il n’y a jamais eu de béninois,

Quand il n’est pas du Nord, il est du Sud, de l’Est ou de l’Est

Au Togo, en Côte d’ivoire, au Cameroun, le scénario est le même.

Vous qui êtes épris de paix et de développement venez donc à nous,

Conjuguons nos efforts dans la recherche de paix et de fraternité,

Ils ont crée tous les clubs régionaux et sous-régionaux possibles, mais où en sommes-nous ?

Nous ne sommes de nulle part que de l’Afrique Nouvelle,

Oui nous sommes de l’Afrique Nouvelle qui vit au son harmonieux de la paix et de la fraternité.

La conférence de Berlin nous a aujourd’hui condamné à être des Ivoiriens, des Ghanéens, des Nigérians… Limitons nous à cette condamnation et unissons-nous.

Que chacun joue sa partition.

[1] A l’exception de quelques rares pays au régime matriarcal où c’est le nom matronymique qui prime.

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Published by Dr Oswald KPENGLA-S - PAN-AFRICANISME

CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

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"ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES"

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